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Pizza en 2 temps : test photo puis casse-croute

Expérimenter en cuisine et en photo, c’est souvent une aventure dont on ne connaît pas toujours la fin. Pour autant, même pour les ratés, ça ne finit pas à la poubelle, il suffit de bidouiller un peu pour recycler. Cette fois-ci, après la réalisation d’un visuel de pizza pour tester les rendus et compo photo, je me suis retrouvée avec un fond de pizza, déjà passé au four et resté une petite heure sous les projecteurs. En intro du billet, un petit feedback sur la réalisation de la compo et qualité des images.

Ce qui est difficile dans la compo culinaire, c’est de veiller à ce que chaque élément soit parfait. Ici, ça manque de générosité, certains anneaux de ciboule sont peu appétissants et, autre problème, l’aspect de la mâche un peu « cuite ». Pour la rendre brillante et gourmande, je l’ai passé dans un peu d’huile, en mélangeant rapidement mais délicatement à la main. Malgré cette précaution, on voit que les feuilles se sont cassées et l’oxydation a vite pris le dessus. J’envisage maintenant l’achat d’un petit vaporisateur pour ce type de détail.

Pizza anchois, ciboule, olives noires

Pour ce qui est de la compo, je suis partie d’un modèle pour test. C’est encore assez rigide et manque d’harmonie dans le choix des éléments et leur placement. Cela dit, c’est un excellent support pour apprendre à composer, marier les couleurs, les textures et les formes. C’est comme réaliser un patchwork, ça n’a rien à voir avec les autres plats.

La sensibilité en photo, c’est quoi ?

Le plus souvent, on augmente la sensibilité (les iso, les asa pour les anciens) de l’appareil dans des conditions peu lumineuses, obligeant soit à trop rallonger le temps d’exposition, soit à ouvrir le diaph un max. Donc, pour éviter les flous de bougé (temps d’expo trop long sans trépied) et les profondeurs de champs trop courtes (diaph en dessous de 5.6), on augmente la sensibilité. C’est ce qui donne le grain. A l’époque de l’argentique, ce phénomène de grain pouvait être un style, considéré comme un élément renforçant les ambiances et contribuant à faire passer le message.

Pour mieux illustrer le propos, j’ai pris 2 fois la même photo, 1 à 100 iso, et 1 à 3200 iso. On voit très bien la dégradation quand on augmente la sensibilité de l’appareil, l’image gagne en « moiré » assez désagréable, supprimant les détail et donc les textures. Effectivement, dans le cadre d’une publication web, petit format à 72 dpi, c’est pas si grave, mais pour l’édition prépresse, ça ne pardonne pas.

cnf_pizza_exempleISO

Pour revenir à l’épisode pizza, une fois la séance photo terminée, je retire les feuilles de mâche, et mets de côté la ciboule, les dés de mozza les olives et les anchois. J’arrose à nouveau de sauce tomate (maison), j’ajoute du jambon et redépose les dés de mozza, la ciboule et les anchois. Les gourmands ajouterons de la garniture à volonté ! Au four 10 petites minutes le temps de faire fondre le fromage et hop !
Avec la 2e pâte, j’ai donné le feu vert à ma fille pour une petite impro consistant à mettre tout ce qu’elle voulait. C’est là que les yeux bioniques d’une mère se réveillent 😀
Nous avons donc eu une version : tomates, jambon, olives, crème/moutarde, cantal, mozza et pour finir, origan.

Pizza anchois, ciboule, olives noires

Quant à la pâte, sans robot et atteinte d’une crise aigüe de flémite… C’était du tout prêt mais pas si mal que ça en ce qui concerne celle des photos. Plutôt bien en terme de mâche et de texture (pas trop carton), elle est restée assez fine à la cuisson ; mais la 2e, c’était plus une pâte à pain, épaisse et gonflée après cuisson. Par contre, pour les 2, le manque de goût était là.

Moralité de l’histoire, j’ai trouvé un bon moyen de travailler du visuel, et quand à la dégustation, je préfère de loin la petite pizzeria de mon quartier !

Pizza anchois, ciboule, olives noires

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6 réflexions sur “Pizza en 2 temps : test photo puis casse-croute”

  1. Il est évident que la mise en scène culinaire n’est pas toujours des plus évidente pour arriver à parfaitement mettre en valeur chaque plat… C’est aussi l’objet de mes efforts depuis déjà quelques temps.

    1. Merci pour ton com Lady.

      Sans même parler de la mise en scène, juste la présentation du plat dans l’assiette me pose souci. Par exemple, faire une jolie salade n’est pas si évident que ça.

      Bonne journée 🙂

  2. Moi je dis, mine de rien, il faut être un minimum organisée si on veut faire des photos correctes pour un blog. Gérer l’achat des produits qui doivent être hyper frais, prévoir la réalisation de la recette et tout ça dans les heures où la lumière naturelle est la plus belle.
    Une belle leçon de photo même si tout ne me parle pas (avec mon bridge, je règle sur macro et après j’improvise) donc la sensibilité, je ne gère pas , c’est elle qui me gère… ou pas !
    Pour la compo c’est aussi à l’instinct mais je prends néanmoins plaisir à lire ce genre d’articles qui ne peuvent que m’apporter des infos pertinentes.
    Je la trouve plus que belle cette petite pizza malgré ton jugement critique !
    Bisous

    1. Salut Juliette,

      Je crois que même la sensibilité se débraye sur un bridge. A ce moment-là, il faut un trépied pour shooter dans de bonnes conditions. Ma cuisine est petite, et avec un objo à focale fixe en 50 mm, les plans larges sont difficiles.
      J’ai pris l’habitude de travailler en condition de studio (j’ai la chance d’être équipée en éclairage), mais c’est très piégeant car il faut compenser les lumières pour éviter les ombres trop franches et ça n’est pas évident de faire des images qui ne font pas trop fabriquées mais plus naturelles. Par contre, ça laisse beaucoup de latitude en terme de créativité visuelle.
      Mais bon, c’est tout un sujet ça encore, peut-être pour un prochain billet.

      Merci pour ton commentaire Juliette et à bientôt 🙂

      1. Je pense qu’en effet, il va falloir que j’investisse dans un trépied. Ça éviterait toutes ces situations « hyper-abracadabrantes » du style : là, c’est bien mais il faut juste déplacer un peu cette petite cuillère ou cette noisette, arghhh j’ai plus le même angle de vision maintenant…
        Bref, ça doit te rappeler des souvenirs 🙂
        Bisous et merci pour tes conseils

        1. Salut Juliette !
          Désolée pour ma réponse tardive. Quelques ennuis d’intrusions sur mon site, installation de plugins de protection et pas mal de boulot m’ont éloignée temporairement de la vie du blog.

          Je te fais une courte réponse par rapport à ton commentaire.

          Le trépied à l’avantage, comme tu le dis, de prendre le temps de composer, c’est vraiment un indispensable si tu veux descendre dans les iso pour gagner en détails et en nuances (n’oublie pas d’utiliser la fonction de retardateur de ton appareil). Mais tu te rendras vite compte que les batteries ne sont pas éternelles, il est préférable d’investir dans une 2e batterie, voire idéalement, dans un grip (poignée d’alimentation que tu fixes au cul de l’appareil et qui contient plusieurs batteries).
          J’ai opté pour la solution moins onéreuse, une 2e batterie + une rallonge USB, je connecte mon Canon à mon vieux portable. Même s’il n’est plus très performant, le logiciel de la marque tourne très bien car il n’est pas très gourmand en ressource, et le confort de prise de vue est sans pareil. Passé ce point, pour moi, cette méthode permet de se rendre compte tout de suite si la compo fonctionne ou si des éléments ne sont pas droits, présentent des défauts. C’est aussi un super outil pour fignoler les lumières et les profondeurs de champs.

          Voilà 🙂 J’espère que tu as passé un excellent Noël, n’hésite pas à revenir vers moi si tu as besoin d’autres info.
          Bises
          D.

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