Les bugnes, c’est pour les gones, mais pas que !

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Qu’on soit d’origine lyonnaise ou pas, et qu’on habite cette région, les enfants deviennent des gones, et les beignets de Carnaval, des bugnes. Une chose est sûre, partout en France, il font la tradition du mardi gras. Dodus et moelleux, ou gonflés et craquants, les beignets de Carnaval sont souvent préparés en grande quantité ; patiemment on laisse lever la pâte, pour ensuite les baigner dans l’huile chaude, un par un. C’est un peu de travail, mais, ça me rappelle mon enfance, quand on sentait les premières effluves de l’huile et du beignet. Dix ans que je n’en avais pas fait, il m’a fallu ressortir mon vieux carnet ratatiné.

Mardi gras à l’école primaire, c’est un peu comme une fabrique à souvenirs : « Tu vas te déguiser en quoi, et toi en quoi ? », « Maman, t’as pas une idée ? ». Quelques jours avant, on se creuse la tête, et on bricole un déguisement improbable fait de bric à brac, de trouvailles de fonds de tiroirs, et des moustaches faîtes avec un bouchon en liège noirci. On partait ensuite à l’école pour une après-midi de jeux et finir la journée par un goûter à la salle des fêtes du village : crêpes au sucre et beignets saupoudrés de neige fine au rendez-vous.

Mardi gras, c’était avant tout le jour de Carnaval, déguisement, cotillons et rigolades avec les copains.

Les bugnes, beignets de Carnaval moelleux ou craquants

La préparation de la pâte

      • 850 g de farine
      • 6 oeufs
      • 150 g de beurre fondu
      • 1 tasse de crème fraîche épaisse
      • 3 cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger
      • 20 g de levure de bière
      • 1 cuillère à café de sel
      • 6 cuillères à soupe de sucre (1 par oeuf)

Attention, si vous faîtes votre pâte au robot, référez-vous à son manuel pour la quantité maximale de farine à ne pas dépasser.

Dans le bol du robot, déposer la farine et faire un puits.

Y déposer les oeufs entiers, le beurre fondu, la crème, la fleur d’oranger, et, sur le côté du puits, le sucre, la levure et le sel, sans que ces 3 éléments ne se touchent. Battre sur vitesse 2 jusqu’à ce que la pâte se décolle des bords. En faire une boule, la mettre à lever dans un grand saladier recouvert d’un torchon, à température ambiante, jusqu’à ce qu’elle double de volume (au moins). J’avoue la laisser dans le bol du robot, question de vaisselle…

Les bugnes, beignets de Carnaval moelleux ou craquants

le façonnage et la cuisson

Mettre à chauffer l’huile de friture, à feu moyen dans un premier temps, pendant qu’on prépare la première fournée.  Dégazer la pâte et la diviser en 3 pâtons.

Etaler un pâton au rouleau sur une épaisseur de 3 à 5 mm d’épaisseur. Fin, le beignet va bien gonfler et faire parfois de grosses poches d’air, il sera craquant. Plus épais, le beignet va tout aussi bien gonfler, mais sans faire de poches d’air, sa texture sera moelleuse et un peu plus compacte.

Les bugnes, beignets de Carnaval moelleux ou craquants

Avec la roulette, tirer des tronçons de 5 à 6 cm de côté et faire une fente au milieu. Booster le feu pour faire monter en tempé puis l’ajuster en essayant avec un petit bout de pâte, jusqu’à arriver à la chaleur idéale. Déposer quelques beignets dans l’huile de friture en surveillant bien la cuisson. Pour des beignets gonflés des 2 côtés, les maintenir sous l’huile avec une araignée ou une écumoire. Retourner pour parfaire le dorage.

Poser les beignets cuits sur du papier absorbant, puis dans un grand plat en saupoudrant du sucre glace sur chaque « étage ». Traditionnellement, on fait des beignets plus grands, en forme de losange, de façon à pouvoir faire 2 fentes au milieu et les entortiller.

Les bugnes, beignets de Carnaval moelleux ou craquants

Dans la religion chrétienne, le « mardi gras » c’est la dernière journée des « 7 jours gras » qui précèdent le Carême. C’est une journée de débauche festive, ponctuée de plats pour charger les batteries à bloc, et affronter un jeûne de 40 jours. Ce que j’ai appris, c’est que le mot « carnaval » signifie « enlever la viande », pendant les jours dits « maigres » du jeûne (merci wiki).

Les bugnes, beignets de Carnaval moelleux ou craquants

Les bugnes, beignets de Carnaval moelleux ou craquants

Je termine ce billet avec une vidéo de saupoudrage, un premier essai rapide et sans prétention qui sera probablement travaillé par la suite.
Bon appétit 🙂

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  1. Kokille says:

    J’adore quand les bugnes sont épaisses et moelleuses comme ca !

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  2. Juliette says:

    Les gones… je ne connaissais pas du tout ce mot !
    Et pour moi aussi des années que je n’ai pas fait de beignets… Je suis déjà e mode Carême depuis 3 semaines 🙂
    Tu m’auras appris aussi l’origine du mot Carnaval et je me dis que ce jeûne devait être une façon bénéfique de mettre l’organisme au repos (quoi que ça dépendait des classes de la société…)
    Très jolies photos et ton petit montage vidéo est bien réussi pour une première !
    Gros bisous et bon carnaval

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    • diguimi says:

      Merci Juliette, la vidéo, c’est un monde vraiment à part qui demande énormément de travail.
      Tes photos sont vraiment très sympas car tu as un bon oeil de composition.
      Tu n’as jamais pensé à t’ouvrir un compte flickr ou 500px pour créer ta galerie photo ? ça permet d’avoir une vue d’ensemble sur son travail et voir son évolution, en plus de regrouper et publier ses photos.
      Merci pour ton commentaire et bonne journée à toi 🙂

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  3. Finalement ce n’est pas si dur de faire des bugnes et autres beignets!
    ça me donne tellement envie, surtout que je n’en ai pas mangé depuis des années… Mais je ne sais pas si mes cuisses seront d’accord haha
    Très jolies photos et j’ai hâte de voir d’autres essais de vidéos!

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    • diguimi says:

      Merci beaucoup Lulu !
      Les cuisses n’ont pas de bouche, elle ne peuvent ni manger, ni parler. Donc elles ne pourront contester un petit apport en glucides momentané 😀
      Bonne soirée à toi.

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